Alors que beaucoup d'entre nous se tournent vers les objectifs et les courses de 2024, j'ai pensé que je rassemblerais cet article pour tous ceux qui envisagent de faire leur premier ultra. Je ne suis pas un expert, mais je voulais partager quelques conseils et astuces que j'ai utilisés lors de mon premier ultra et qui m'ont marqué depuis.
L'état d'esprit est primordial
Pour courir un ultra, il faut avoir une bonne condition physique (et vous la développerez au fil de l'entraînement), mais il est tout aussi important d'avoir un état d'esprit solide. Il faut être prêt physiquement et mentalement.
Personnellement, j’ai trouvé qu’avoir un état d’esprit positif était presque aussi important que la forme physique.
Vous pourriez être seul pendant des heures. Il pourrait faire froid, humide et sombre. Il pourrait bien y avoir des moments où la vie sera difficile et où vous remettrez sérieusement en question vos choix de vie… Il pourrait y avoir des moments où tout cela se produit en même temps, et c'est là qu'un état d'esprit positif est nécessaire.
Essayez de ne laisser aucune négativité se manifester, sinon elle se transformera en doute. Quand les choses deviennent difficiles, pensez aux choses qui vous font rire et sourire. Je pense toujours à ma famille… ou à tous les plats que je vais déguster une fois arrivé au bout…
Travaillez intelligemment, pas plus dur (mais ce sera quand même difficile !)
Je ne cours pas à un niveau compétitif, donc pour moi, un bon résultat consiste simplement à aller jusqu'au bout. J'utilise toujours les conseils ci-dessous pour essayer de rendre le parcours plus facile.
- Ne regardez pas toute la distanceJe préfère diviser le trajet en petites étapes. Je ne regarde jamais au-delà du prochain point de contrôle/poste de secours. Je me dirige donc vers le premier point de contrôle. Je prends quelques minutes pour faire mes démarches administratives (faire le plein d'eau, de carburant, trier le matériel, etc.), puis je me concentre et je me dirige vers le suivant, en répétant le processus.
- Agissez avant d'en avoir besoin – N'attendez pas d'être complètement épuisé pour vous reposer. Si vous sentez que vous pourriez bientôt vous reposer, ralentissez et reposez-vous dès maintenant. Toute l'énergie économisée sera nécessaire dans les dernières étapes. Franchement, personne ne se soucie de savoir si vous marchez !
- Prenez du carburant tôtJe commence généralement à m'alimenter après 45 minutes, puis je consomme entre 30 et 60 g de glucides toutes les heures, ainsi que quelques bâtonnets de sel pour éviter les crampes. Je bois également de petites gorgées d'eau régulièrement au lieu d'attendre d'avoir soif. Un apport régulier et constant vous permettra de tenir le coup et vous pourrez également vous ravitailler avec les friandises du ravitaillement.
- Le cas échéant, utilisez n'importe quel sac de dépôt. Lors des 100 km de l'île de Wight, j'ai pu récupérer mon sac à mi-parcours. J'ai donc divisé tout le matériel nécessaire en deux (au lieu de transporter tout le matériel pendant toute la durée de l'épreuve). J'ai emporté suffisamment de carburant pour les 50 premiers kilomètres, puis j'ai récupéré le reste du carburant et du matériel pour les deux autres.nd la moitié de mon sac de dépôt.
- Profitez pleinement des collations des postes de secours et emportez-en avec vous, même si vous n'avez pas faim. Cette barre chocolatée, ce sachet de bonbons ou ce fruit achetés 16 kilomètres plus tôt peuvent vous remonter le moral.
Ne pensez plus à la distance
Si vous courez avec une montre GPS, réglez l'écran sur l'heure plutôt que sur les statistiques de distance. Cela m'aide toujours à ne plus me concentrer sur la distance qu'il me reste à parcourir. Il n'y a rien de pire que de se sentir fatigué et de savoir qu'il me reste encore 32 kilomètres à parcourir. Pour moi, c'est juste un « fardeau mental » de moins à gérer pendant la course.
DNF = N'a pas ÉCHOUÉ !
Pour moi, c'est peut-être l'un des points les plus importants, surtout s'il s'agit de votre premier ultra. Si vous devez abandonner pour une raison ou une autre, ne considérez pas cela comme un échec ! Le fait d'avoir suivi des semaines et des mois d'entraînement pour vous préparer et vous présenter sur la ligne de départ est une victoire éclatante. Si vous devez arrêter, tirez-en les leçons et revenez plus fort et plus sage. Il n'y a absolument aucune honte à cela. Si ce n'est pas votre jour, ce n'est pas votre jour.
Tout ce qui précède n'est qu'une réflexion hors compétition. Je suis convaincu que c'est la participation qui compte et j'encourage vivement tous ceux qui envisagent de participer à leur premier ultra à franchir le pas.
Je suis encore novice dans le monde de l'ultra-running et c'est un travail difficile, mais j'ai trouvé que c'était extrêmement gratifiant.
J'ai dit plus tôt que je n'étais pas un expert, et je le maintiens. Je sais que cela peut paraître cliché, mais si j'y suis parvenu, alors tout le monde peut le faire.
Bonne chance et bonne course.